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Facebook publie un magazine imprimé

GROW by Facebook. Quelle surprise de voir un géant de l’Internet comme Facebook se tourner vers l’imprimé pour augmenter le goodwill des annonceurs ! Mais à en croire Facebook, GROW n’est pas vraiment un magazine…

 

Selon Facebook, GROW est un “programme de marketing qui vise à partager des idées sur le leadership avec les chefs d’entreprise”. Ce magazine, également disponible directement sur Facebook, ne contient aucune annonce. Il se décline, par ailleurs, en plusieurs événements GROW, qui permettent de rassembler ces chefs d’entreprise. Ce magazine trimestriel est envoyé à une liste de diffusion restreinte en Europe du Nord. Il est ce qui se fait de mieux. Oscar Olsson, directeur créatif de la marque jeunesse /Nyden de H&M fait la couverture du premier numéro. Le magazine met également des entreprises singulières ou progressistes sous le feu des projecteurs.

 

Leadership

GROW se décrit comme une “plateforme de leadership” qui met en avant des personnes, des entreprises et des tendances à l’origine d’évolutions. À l’heure où les jeunes décrochent en masse, le principal objectif est de faire évoluer Facebook. Le magazine entend fournir aux chefs d’entreprise des perspectives et des expériences
intéressantes. Au menu du premier numéro ? “The millennial whisperer” et le gourou du commerce de détail Oscar Olsson notamment, mais aussi nos nouvelles habitudes de consommation de boisson. Une tendance intéressante qui a conduit Diageo, le premier producteur mondial d’alcool et de spiritueux, à adopter une nouvelle devise étonnante : think small.

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Disruption

GROW part en quête de la recette du parfait disruptor auprès de plusieurs fondateurs de start-up. Les ingrédients sont prévisibles : l’audace, la concentration et la passion. On retrouve également cette prévisibilité quelque peu clichée dans les “confessions of a serial entrepreneur”. Kevin Ryan, fondateur de multiples entreprises, est le roi de la Silicon Alley : “Le site de mode Gilt était mon idée, alors que je n’ai aucune formation dans le domaine de la mode. J’ai lancé Business Inside, alors que je ne suis pas journaliste. Je n’avais aucune expérience dans le secteur du mariage quand j’ai lancé mon agence matrimoniale Zola. Les spécialistes ont trop souvent le nez dans le guidon pour être disruptifs.” Faites de GROW un nuage de mots et les termes disrupt, disruption et disruptor surgiront. Aux côtés d’une foule d’autres termes qui font le buzz.

Plus de 20 minutes d’attention

Des géants de l’Internet comme Airbnb et Uber ont déjà publié des magazines imprimés. La communication papier est, en effet, beaucoup plus susceptible d’attirer l’attention et d’être mémorisée que la communication non sollicitée dans d’autres médias. Et la génération Y, constamment stimulée en ligne sur Facebook,
n’échappe pas à la règle. Le Custometer reflète également ce constat : on consacre en moyenne plus de 20 minutes à chaque exemplaire d’un magazine client. Qui plus est, les indices de satisfaction sont plus élevés que pour la communication en ligne. Et surtout :

Deux lecteurs de magazines imprimés sur trois sont plus enclins à acheter un produit à la marque ou à l’entreprise après la lecture.

 

C’est précisément ce que cherche Facebook : un temps de lecture plus long, un effet activateur, un impact positif sur l’image de marque. Ce type de magazine est aussi un excellent moyen d’engager le dialogue : regardez-moi.

 


Lisez ici comment aussi airbnb et uber sont tombés sous le charme du papier

 

Emma Declerck
Emma Declerck